Ah Non Credea Mirarti Dessay Cesare

La Somnambule

La sonnambula
La Somnambule

Portrait de la sopranoJenny Lind dans le rôle d'Amina

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Représentations notables

Personnages

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  • 1831, Haymarket, Londres
  • 1835, Covent Garden, Londres
  • 1835, New York
  • 1932, Metropolitan Opera, New York
  • 1935, Scala, Milan
  • 1955, Scala, Milan (Callas, Visconti)
  • 1960, Covent Garden, Londres (Sutherland, Serafin)
  • Le comte Rodolfo (basse)
  • Teresa, meunière (mezzo-soprano)
  • Amina, sa fille adoptive (soprano)
  • Elvino jeune fermier (ténor)
  • Lisa, aubergiste (soprano)
  • Alessio, villageois (basse)
  • Un notaire (ténor)
  • Villageois (chœurs)

La sonnambula (La Somnambule en français) est un opéra semiseria en deux actes mis en musique par Vincenzo Bellini sur un livret de Felice Romani. Créée au Teatro Carcano de Milan le , il est considéré, avec Les Puritains et Norma, comme l’un des trois chefs-d’œuvre du compositeurcatanese.

Genèse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Bellini compose La sonnambula en seulement deux mois, pendant son séjour à Moltrasio, dans la villa des comtes Lucini Passalacqua, près de la résidence de Giuditta Turina, une jeune femme avec laquelle il entretenait une relation sentimentale.

L'œuvre est créée au Teatro Carcano de Milan le , couplée avec le balletIl furore di Amore, lors d'une soirée consacrée au musicien Francesco Pollini, ami de Bellini. Le compositeur dirige l'orchestre, les deux principaux interprètes étant Giuditta Pasta et Giovanni Rubini.

Dès la première, elle obtient un grand succès. Dans les mois et les années qui suivent, elle est représentée dans les principaux théâtres italiens et étrangers. Outre New York et Paris, elle est mise en scène à Drury Lane à Londres avec Maria Malibran dans le rôle-titre, dans une version partiellement traduite en anglais.

Le livret est tiré de La Somnambule, un vaudeville d'Eugène Scribe (1819) qui avait déjà fait l'objet d'une adaptation par celui-ci pour le ballet-pantomime du même nom créé par Jean-Pierre Aumer en 1827 et sous-titré L'arrivée d'un nouveau seigneur.

Dans un premier temps, le duc Litta de Milan avait commandé à Bellini un opéra tiré d’Hernani de Victor Hugo (mis plus tard en musique par Verdi). L'opposition de la censure autrichienne poussa le musicien à abandonner le projet original et à choisir, sur la suggestion de Romani, un sujet plus innocent, à caractère pastoral et idyllique. Une partie de la musique déjà composée pour Hernani fut cependant « recyclée » dans la Sonnambula, mais également par la suite dans Norma.

Avec le concours de Bellini, Romani apporte de nombreuses modifications au texte de Scribe. En particulier, du livret déjà terminé, Bellini élimine l'agnation conclusive, qui veut que le Comte Rodolfo se révèle être le père naturel d'Amina.

Analyse musicale[modifier | modifier le code]

Le thème de l'amour tendre et contrasté entre Amina et Elvino offre à Bellini l'occasion d'exalter sa veine lyrique : la typique longueur de l'arc mélodique se conjugue ici de manière naturelle avec le sujet, dans un mouvement languide et divaguant, pendant que l'orchestre se contente d'accompagner la voix avec une admirable simplicité. L'œuvre culmine dans l'un des airs pour soprano les plus sublimes, à savoir le célèbre Ah, non credea mirarti, que le personnage d'Amina chante dans une scène de somnambulisme.

Orchestration[modifier | modifier le code]

La partition prévoit l'utilisation de : 2 flûtes (dont 1 piccolo), 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones, timbales, grosse caisse, cymbales, triangle, orgue, harpe, cordes. Coulisse (feux de scène) : 2 tambours, 4 cors

Instrumentation de La sonnambula
Claviers
Orgue
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses, 1 harpe

Bois
1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois,

2 clarinettes, 2 bassons,

Cuivres
4 cors, 2 trompettes, 3 trombones
Percussions
timbales, grosse caisse, cymbales, 1 triangle

Trame[modifier | modifier le code]

La scène représente un village suisse à une époque imprécise.

Acte I[modifier | modifier le code]

  • Premier tableau : le village. Au fond du théâtre, se dresse le moulin de Teresa ; un torrent en fait tourner la roue.

On fête les noces d'Elvino et Amina, une orpheline élevée par Teresa. La seule à être mécontente est l'aubergiste Lisa : elle est elle aussi amoureuse du jeune rentier et refuse les avances d'Alessio, un autre jeune du village.

Arrive un gentilhomme qui semble bien connaître les lieux mais que personne parmi les villageois ne reconnaît. Il s'agit du comte Rodolfo, fils du défunt seigneur du château. Il s'installe à l'auberge de Lisa et adresse quelques compliments à Amina, lui disant que son visage lui rappelle celui d'une dame qu'il avait connue bien des années auparavant. Avant de le saluer, les villageois l'avertissent que le village est hanté par la sinistre présence d'un fantôme, mais l'homme, cultivé, prend leurs paroles pour de la pure superstition. Entretemps, les flatteries du comte ont excité la jalousie d'Elvino qui, resté seul avec elle, réprimande sa future épouse.

  • Deuxième tableau : une chambre à l'auberge. De face, une fenêtre, sur un côté, la porte d'entrée ; de l'autre un cabinet de toilette ; on aperçoit un sofa et un guéridon.

Dans sa chambre, Rodolfo est occupé à courtiser Lisa. On entend des pas, elle s'enfuit précipitamment mais reconnaît Amina qui, en état de somnambulisme, se rend dans la chambre du comte. La somnambule s'adresse affectueusement au gentilhomme, comme s'il s'agissait de son futur époux, décrivant d'un air extasié la prochaine cérémonie de son mariage, et lui demande enfin de l'embrasser. Rodolfo ne sait que faire : profiter de la situation, ou bien réveiller la somnambule ? Finalement, il quitte la chambre.

Quand un groupe de villageois surgit dans l'auberge pour saluer le comte dont ils ont finalement découvert l'identité, ils surprennent la jeune Amina étendue sur le divan. La confusion est à son comble. Elvino, bouleversé, rompt les fiançailles, pendant que la jeune fille se réveillant, inconsciente de ce qui est arrivé, ne peut trouver les mots pour se justifier.

Acte II[modifier | modifier le code]

  • Premier tableau : une vallée ombragée entre le village et le château.

Pendant qu'un groupe de villageois se rend auprès du comte pour le convaincre de prendre la défense d'Amina, cette dernière espère trouver un peu de consolation et d'affection auprès de sa mère. Elle tombe sur Elvino. Celui-ci, déchiré par les événements, lui rappelle qu'elle a fait de lui le plus malheureux des hommes et lui arrache l'anneau de fiançailles.

  • Second tableau : le village du premier acte. Au fond du théâtre se dresse le moulin de Teresa ; un torrent en fait tourner la roue.

En vain, le comte Rodolfo tente d'expliquer aux villageois ce qu'est le somnambulisme et de faire revenir Elvino sur sa position. Le jeune homme, par dépit, a décidé d'épouser l'aubergiste Lisa. Le village est donc à nouveau en liesse à l'idée d'une possible cérémonie nuptiale mais quand Lisa et Elvino passent devant le moulin de Teresa, celle-ci accuse Lisa d'avoir commis le même délit qu'Amina, en amenant comme preuve un mouchoir appartenant à l'aubergiste et trouvé dans la chambre du comte Rodolfo.

Elvino se sent à nouveau trahi quand, à la stupeur générale, on voit Amina marcher en état de somnambulisme sur la corniche du toit de la maison. C'est la preuve que le comte Rodolfo avait raison. Contemplant les fleurs fanées qu'Elvino lui avait données la veille, la somnambule chante son amour malheureux (Ah! non credea mirarti), écoutée par tous, et quand elle se réveille, elle peut finalement embrasser à nouveau son aimé. Le village, de nouveau en liesse, se prépare pour les noces tant espérées.

Grands airs[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

  • 1 Introduction (Chœur, Lisa, Alessio)
    • Chœur d'introduction Viva Amina !
    • Cavatine de Lisa Tutto è gioia, tutto è festa
    • Fugue de l'introduction In Elvezia non v'ha rosa
  • 2 Scène et cavatine d'Amina Come per me sereno
  • 3 Scène et duoPrendi, l'anel ti dono (Elvino, Amina, Coro)
  • 4 Scène et cavatine de Rodolfo Vi ravviso, o luoghi ameni
  • 5 Scène et chœur A fosco cielo, a notte bruna
  • 6 Scène et duo Son geloso del zefiro errante (Elvino, Amina)
  • 7 Scène et premier finale
    • Scène Davvero, non mi dispiace d'essermi qui fermato (Rodolfo, Lisa)
    • Scène et duo Oh, come lieto è il popolo (Rodolfo, Amina)
    • Chœur Osservate. L'uscio è aperto
    • Quintette D'un pensiero e d'un accento (Elvino, Amina, Teresa, Lisa, Alessio, Coro)

Acte II[modifier | modifier le code]

  • 8 Chœur d'introduction Qui la selva è più folta ed ombrosa
  • 9 Scène et aria d'Elvino Tutto è sciolto (Amina, Teresa, Elvino, Coro)
  • 10 Scène et aria de Lisa De' lieti auguri
  • 11 Scène et quatuor Signor Conte, agli occhi miei (Elvino, Rodolfo, Lisa, Teresa, Coro)
  • 12 Scène et aria finale d'Amina Ah, non credea mirarti

Les grandes interprètes[modifier | modifier le code]

Le rôle d'Amina fut tenu par des interprètes mémorables telles que :

  • Jenny Lind fut remarquée dans ce rôle au Her Majesty's Theatre devant la Reine Victoria ;
  • La Patti débuta dans le rôle à Londres mais eut un succès à travers l'Europe entière, que ce soit à Paris ou à Vienne ;
  • La Malibran chanta aussi ce rôle avec succès.
  • Maria Callas rappelée sur la scène de la Scala de Milan, avec l'ensemble des chanteurs et le maestro, jusqu'à 20 fois.
  • Plus récemment, Natalie Dessay reprend quelque soixante-dix fois le rôle, dans lequel elle transcende véritablement l'aria finale[1],[2].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • 1953 - Capuana - Pagliughi, Tagliavini, Siepi, Ruggieri (Fonit Cetra / Warner)
  • 1955 - Leonard Bernstein, orchestre et chœur du Teatro alla Scala - Maria Callas, Cesare Valletti, Giuseppe Modesti, Eugenia Ratti, Gabriella Carturan, Pier Luigi Latinucci, Giuseppe Nessi (en direct - CD's: Myto; LP: ERR, GOP.)
  • 1957 - Votto - Callas, Monti, Zaccaria, Ratti (EMI) - édition remastérisée en 2014 (Warner Classics)
  • 1962 - Bonynge - Sutherland, Monti, Corena, Stahlman (Decca)
  • 1971 - Cillario - Scotto, Burrows, Robinson, Gomez (en direct - Myto)
  • 1980 - Bonynge - Sutherland, Pavarotti, Buchanan, Ghiaurov, Jones (Decca)
  • 1984 - Cecconi - Anderson, Bertolo, Surjan, Dordi (en direct - Mondo Musica)
  • 1988 - Viotti - Devia, Canonici, Verducci, Battaglia (en direct - Nuova Era)
  • 1992 - Zedda - Orgonašova, Giménez, D'Artegna, Papadjiakou, Dilbèr (en direct - Naxos)
  • 1998 - Viotti - Gruberova, Bros, Scandiuzzi, Kotoski (en direct - Nightingale)
  • 2007 - Pidò - Dessay, Meli, Mingardo, Colombara (Virgin Classics)
  • 2008 - De Marchi - Bartoli, Florez, D'Arcangelo (L'Oiseau-Lyre)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Ah ! non credea mirarti / Sì presto estinto, o fiore
Inscription de l'incipit de l'aria de La sonnambula sur la pierre tombale de Bellini
La scène du sonnambulisme

« Ah, non credea mirarti
sì presto estinto, o fiore
passasti al par d'amore
che un giorno sol durò »

(Amina, Atto II)

La sonnambula è un'opera semiseria in due atti messa in musica da Vincenzo Bellini su libretto di Felice Romani. È considerata con I puritani e Norma uno dei tre capolavori del compositorecatanese.

Genesi dell'opera[modifica | modifica wikitesto]

Bellini compose La sonnambula in soli due mesi, mentre si trovava sul lago di Como a Moltrasio, nella villa dei Conti Lucini Passalacqua, vicino all'abitazione di Giuditta Turina, una giovane signora con cui intratteneva una relazione sentimentale.

L'opera debuttò al Teatro Carcano di Milano il 6 marzo del 1831: quella sera - dedicata al musicista Francesco Pollini, amico di Bellini - le fu abbinato il balletto Il furore di Amore. Sin dalla prima rappresentazione ebbe grande successo.

Il libretto fu tratto da La Somnambule ou L'arrivée d'un nouveau seigneur, un ballet-pantomime di Eugène Scribe e Pierre Aumer (1827), e da La Somnambule, comédie-vaudeville dello stesso Scribe e Germain Delavigne (1819).

In un primo tempo, il duca Litta di Milano aveva commissionato a Bellini un'opera tratta da Hernani di Victor Hugo (in seguito messo in musica da Verdi). L'opposizione della censura austriaca spinse il musicista ad abbandonare il progetto originario e a scegliere, su suggerimento di Romani, un soggetto più innocente, di carattere pastorale ed idillico. Parte della musica già composta per Hernani fu però riciclata proprio nella Sonnambula e, successivamente, in Norma.

Con il concorso dello stesso Bellini, Romani apportò numerosi cambiamenti al soggetto. Fu inoltre eliminata la scena dell'agnizione conclusiva, di cui esiste una redazione librettistica, allorché il Conte Rodolfo si rivelava essere il padre naturale di Amina.

Cast della prima assoluta[modifica | modifica wikitesto]

Caratteri musicali[modifica | modifica wikitesto]

Il tema del tenero e contrastato amore tra Amina ed Elvino offrì a Bellini il destro per esaltare la propria vena lirica: la tipica lunghezza dell'arco melodico si coniuga qui, coerentemente col soggetto, con un andamento languido e divagante, mentre l'orchestra si limita ad accompagnare la voce con mirabile semplicità. L'opera culmina in una delle più sublimi arie per soprano: la celebre Ah, non credea mirarti, che la protagonista canta in stato di sonnambulismo.

Trama[modifica | modifica wikitesto]

La scena rappresenta un villaggio della Svizzera. Epoca imprecisata.

Atto I[modifica | modifica wikitesto]

Quadro primo: Villaggio. In fondo al teatro si scorge il mulino di Teresa: un torrente ne fa girare la ruota.
Si festeggiano le nozze fra Elvino ed Amina, un'orfana allevata dalla mugnaia Teresa. L'unica ad essere scontenta è l'ostessa Lisa, anch'essa innamorata del giovane possidente, che rifiuta le profferte amorose di Alessio, un altro giovane del villaggio.

Al villaggio giunge un nobiluomo, che mostra di conoscere assai bene quei luoghi, ma che nessuno dei villici riconosce. Si tratta del conte Rodolfo, figlio del defunto signore del castello. Il gentiluomo, che si stabilisce nella locanda di Lisa, rivolge alcuni complimenti ad Amina, dicendole che il suo viso le ricorda quello di una donna che egli aveva conosciuto molti anni prima. Prima di salutarlo, i villici lo avvertono che il paese è popolato dalla sinistra presenza di un fantasma, ma il colto signore giudica le loro parole frutto di pura superstizione. Le lusinghe del Conte hanno frattanto destato la gelosia di Elvino che, rimasto solo con lei, rimprovera la futura sposa.

Quadro secondo:Stanza nell'osteria. Di fronte una finestra: da un lato porta d'ingresso: dall'altro un gabinetto. Avvi un sofà e un tavolino.
Nelle sue stanze, il conte Rodolfo è intento a corteggiare Lisa. Quando s'odono dei passi, l'ostessa fugge precipitosamente, ma prima riconosce Amina, che in stato di sonnambulismo sta recandosi nella stanza del Conte. La sonnambula si rivolge affettuosamente al nobiluomo, invocando il nome del futuro sposo, descrivendo rapita la prossima cerimonia delle sue nozze e infine chiedendogli di abbracciarla. Rodolfo dapprima non sa che fare. Il gentiluomo decide quindi di non approfittare della situazione e abbandona la stanza senza svegliare la sonnambula. Nel frattempo un gruppo di villici sopraggiunge alla locanda per salutare il conte (di cui ha finalmente scoperto l'identità); Lisa, maliziosamente, conduce tutti alla stanza di Rodolfo, dove sorprendono la giovane Amina adagiata sul divano. Lo sconcerto è generale. Elvino, sconvolto, rompe il fidanzamento, mentre la ragazza, destatasi, inconsapevole di quanto è accaduto, non può trovare parole per giustificarsi.

Atto II[modifica | modifica wikitesto]

Quadro primo: Ombrosa Valletta fra il Villaggio e il Castello.

Mentre un gruppo di villici si reca dal Conte per convincerlo a prendere le sue difese, Amina cerca consolazione nell'affetto della madre. Amina si imbatte in Elvino che, straziato per gli avvenimenti, le ricorda come lo abbia reso il più infelice tra gli uomini e le strappa l'anello di fidanzamento.

Quadro secondo: Villaggio come nell'atto I. In fondo al teatro si scorge il mulino di Teresa: un torrente ne fa girare la ruota.

Invano il conte Rodolfo tenta di spiegare ai villici cosa sia il sonnambulismo e di far recedere Elvino dalle sue posizioni. Il giovane, per ripicca, ha ormai deciso di andare a nozze con l'ostessa Lisa. Il paese è quindi nuovamente in festa in vista di una nuova possibile cerimonia nuziale, ma quando Lisa ed Elvino passano davanti al mulino di Teresa, la donna accusa Lisa di essere incorsa nella stessa colpa attribuita ad Amina, portando come prova un fazzoletto appartenuto all'ostessa e trovato nella stanza del conte Rodolfo.

Elvino si sente nuovamente tradito, quando fra la meraviglia generale, si vede Amina camminare in stato di sonnambulismo sul cornicione del tetto di casa. È la prova che il conte Rodolfo aveva ragione. Contemplando il fiore appassito che Elvino le aveva donato il giorno prima, la sonnambula canta il suo amore infelice ("Ah! non credea mirarti"), ascoltata da tutti, e quando si desta può finalmente riabbracciare l'amato Elvino. Il villaggio, nuovamente in festa, si prepara per le tante sospirate nozze.

Numeri musicali[modifica | modifica wikitesto]

Atto I[modifica | modifica wikitesto]

  • 1 Introduzione (Coro, Lisa, Alessio)
    • Coro d'introduzione Viva Amina!
    • Cavatina di Lisa Tutto è gioia, tutto è festa
    • Stretta dell'Introduzione In Elvezia non v'ha rosa
  • 2 Scena e cavatina di Amina Come per me sereno (Amina, Teresa, Alessio, Coro)
  • 3 Scena e cavatina di Elvino Prendi, l'anel ti dono (Elvino, Amina, Coro)
  • 4 Scena e cavatina di Rodolfo Vi ravviso, o luoghi ameni (Rodolfo, Amina, Elvino, Teresa, Lisa, Coro)
  • 5 Scena e coro A fosco cielo, a notte bruna
  • 6 Scena e duettoSon geloso del zefiro errante (Elvino, Amina)
  • 7 Scena e finale primo
    • Scena Davvero, non mi dispiace d'essermi qui fermato (Rodolfo, Lisa)
    • Scena e duetto Oh, come lieto è il popolo (Rodolfo, Amina)
    • Coro Osservate. L'uscio è aperto
    • Quintetto D'un pensiero e d'un accento (Elvino, Amina, Teresa, Lisa, Alessio, Coro)

Atto II[modifica | modifica wikitesto]

  • 8 Coro d'Introduzione Qui la selva è più folta ed ombrosa
  • 9 Scena ed aria di Elvino Tutto è sciolto (Amina, Teresa, Elvino, Coro)
  • 10 Scena ed aria di Lisa De' lieti auguri (Lisa, Coro, Alessio)
  • 11 Scena e quartetto Signor Conte, agli occhi miei (Elvino, Rodolfo, Lisa, Teresa, Alessio, Coro)
  • 12 Scena ed aria finale di Amina Ah, non credea mirarti (Amina, Elvino, Rodolfo, Lisa, Teresa, Alessio, Coro)

Organico orchestrale[modifica | modifica wikitesto]

La partitura prevede l'utilizzo di:

  • 2 flauti, (II. anche ottavino), 2 oboi, 2 clarinetti, 2 fagotti
  • 4 corni, 2 trombe, 3 tromboni
  • timpani, grancassa, piatti, triangolo
  • organo, arpa
  • archi.

Da suonare internamente:

Brani celebri[modifica | modifica wikitesto]

  • Tutto è gioia tutto è festa, cavatina di Lisa (I atto);
  • Come per me sereno...Sovra il sen la man mi posa, cavatina e cabaletta di Amina (I atto);
  • Prendi l'anel ti dono, duetto tra Amina e Elvino (I atto);
  • Vi ravviso, o luoghi ameni...Tu non sai con quei begli occhi, cavatina e cabaletta del conte (I atto);
  • A fosco cielo, coro (atto I);
  • Ah, non credea mirarti, scena del sonnambulismo di Amina (II atto);
  • Ah non giunge uman pensiero, aria e scena finale (II atto).

Discografia[modifica | modifica wikitesto]

Incisioni in studio[modifica | modifica wikitesto]

Anno Cast (Amina, Elvino, Conte Rodolfo, Lisa, Teresa) Direttore Etichetta
1952 Lina Pagliughi, Ferruccio Tagliavini, Cesare Siepi, Wanda Ruggeri, Anna Maria AnelliFranco CapuanaWarner Music
1957 Maria Callas, Nicola Monti, Nicola Zaccaria, Eugenia Ratti, Fiorenza CossottoAntonino VottoEMI
1962 Joan Sutherland, Nicola Monti, Fernando Corena, Sylvia Stahlman, Margreta ElkinsRichard BonyngeDecca Records
1980 Joan Sutherland, Luciano Pavarotti, Nicolai Ghiaurov, Isobel Buchanan, Della JonesRichard Bonynge Decca Records
2006 Natalie Dessay, Francesco Meli, Carlo Colombara, Jaël Azzaretti, Sara MingardoEvelino PidòVirgin Records
2008 Cecilia Bartoli, Juan Diego Flórez, Ildebrando D'Arcangelo, Gemma Bertagnolli, Liliana NikiteanuAlessandro De MarchiDecca Records

Registrazioni dal vivo[modifica | modifica wikitesto]

Legenda: anno - direttore d'orchestra - Amina, Elvino, Rodolfo, Lisa, Teresa, Alessio, Notaio

  • 1951 - Gianandrea Gavazzeni - Margherita Carosio, Nicola Monti, Marco Stefanoni, Anna Di Stasio (Grand Tier - dal vivo)
  • 1955 - Leonard Bernstein, orchestra e coro del Teatro alla Scala - Maria Callas, Cesare Valletti, Giuseppe Modesti, Eugenia Ratti, Gabriella Carturan, Pier Luigi Latinucci, Giuseppe Nessi (dal vivo - Opera d'Oro / Myto)
  • 1956 - Bruno Bartoletti - Anna Moffo, Danilo Vega, Plinio Clabassi, Gianna Galli, Anna Maria Anelli (VAI)
  • 1971 - Carlo Felice Cillario - Renata Scotto, Stuart Burrows, Forbes Robinson, Jill Gomez (dal vivo - Myto)
  • 1984 - Roberto Cecconi - June Anderson, Aldo Bertolo, Giorgio Surjan, Patrizia Dordi, Laura Zannini (dal vivo - Mondo Musica)
  • 1988 - Marcello Viotti - Mariella Devia, Luca Canonici, Alessandro Verducci, Elisabetta Battaglia (dal vivo - Nuova Era)
  • 1992 - Alberto Zedda - Luba Orgonašova, Raúl Giménez, Francesco Ellero D'Artegna, Dilbèr, Papadjiakou (dal vivo - Naxos)
  • 1998 - Marcello Viotti - Edita Gruberova, José Bros, Roberto Scandiuzzi, Dawn Kotoski (dal vivo - Nightingale)
  • 2004 - Daniel Oren - Eva Mei, José Bros, Giacomo Prestia, Gemma Bertagnolli, Nicoletta Curiel, Enrico Turco (TDK)

DVD & BLU-RAY parziale[modifica | modifica wikitesto]

Fantasie strumentali[modifica | modifica wikitesto]

  • Sigismund Thalberg, Grand Caprice sur des motifs de l'opéra la Sonnambula, per pianoforte (op. 46)
  • Franz Liszt, Fantaisie sur des motifs favoris de l'opéra Sonnambula de Bellini, per pianoforte (1839 - senza numero di opus)
  • Sydney Smith, La sonnambula - Fantasie brillante sur l'opéra de Bellini, per pianoforte (op. 96)
  • Émile-Racine-Gauthier Prudent, Caprice etude de concert sur la Sonnambula de Bellini, per pianoforte (op. 23)
  • Alexandre Joseph Artôt, Fantasia per violino sulla Sonnambula
  • William Vincent Wallace, Fantaisie de salon on Bellini's La Sonnambula
  • Hyacinthe Klosé, Duo su motivi della Sonnambula di Bellini, per oboe e clarinetto (op. 20)
  • Ignace Xavier Joseph Leybach, Fantaisie Brillante pour piano sur La Sonnambula (op. 27)
  • Johann Padowetz, Introzione e variazione su un tema dell'opera: Sonnambula di Bellini, per chitarra (op. 52)
  • Giovanni Bottesini, Fantasia su temi della Sonnambula, per contrabbasso e pianoforte
  • Ernesto Cavallini, Fantasia sopra motivi della Sonnambula di Bellini, per clarinetto e orchestra o clarinetto e pianoforte
  • Guglielmo Quarenghi, La Sonnambula di Bellini - Fantasia per violoncello con accompagnamento di pianoforte
  • Luigi Hugues, La Sonnambula - Fantasia per flauto con accompagnamento di pianoforte (op. 79)
  • Luigi Bassi, Gran duetto concertato per clarino in si b e piccolo in mi b con accompagnamento di pianoforte sopra motivi dell'opera La Sonnambula del maestro Bellini

Trasposizioni cinematografiche[modifica | modifica wikitesto]

Bibliografia[modifica | modifica wikitesto]

Altri progetti[modifica | modifica wikitesto]

Altri progetti

Collegamenti esterni[modifica | modifica wikitesto]

Iscrizione sulla lapide della Tomba di Bellini con l'incipit dell'aria de La sonnambula:
"Ah! non credea mirarti / Sì presto estinto, o fiore"

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